Devops, c’est 70% de culture et 30% de technique

Ecrit par << Paquet Judicaël >>

Le Devops n’est pas qu’une question d’outils et de technicité ; bien au contraire, c’est une véritable culture que l’entreprise doit acquérir au même titre que l’agilité.

Devenu l’un des axes majeurs de progression au yeux des entreprises, le devops devient un véritable phénomène incontournable dans les directions de systèmes d’information.

Arrêtons le cloisonnement

Le devops est en effet l’idée de rassembler les développeurs (dev) et les opérationnels (ops) ; mais c’est aussi dans sa philosophie, le rassemblement de ces équipes avec le métier.

Si cela est assez facilement réalisable dans les toute petites structures, c’est un véritable challenge de le faire au sein des grandes entreprises qui ont finit par cloisonner leurs différents pôles en grandissant.

C’est bête, ça paraît tellement normale et c’est pourtant tellement compliqué à faire aujourd’hui : travailler tous ensemble pour être beaucoup plus efficace.

Capacité à offrir des services de qualité

Le devops comme je l’expliquais ci-dessus est principalement une question de culture. Il devient important aujourd’hui pour les entreprises d’être capable de s’adapter rapidement à un marché en mutation continuelle.

Il suffit de regarder la vitesse d’Uber pour populariser son système et pour mettre toute une profession en déroute (celle des taxi). Tout va très vite et si on veut survivre, on doit être capable de s’adapter très vite.

Diminuer le coût d’un éventuel échec (tentative d’une fonctionnalité innovante qui n’a pas su séduire) permet de diminuer le risque de se mettre en danger. Le devops est une culture accompagnée d’outils qui permet cela.

70% de culture

Comme vous le voyez, la culture du devops est indispensable et je pense même que la mise en place des outils n’est réellement efficace quand l’entreprise a compris cette culture.

Allez dire à un développeur de faire tout le temps de la TDD et de la BDD sans même l’accompagner culturellement dans ce type de bouleversement. Je vous garantie qu’il  y a beaucoup de chance pour qu’un grand nombre de développeurs perdent beaucoup de temps sur ces phases parce qu’ils tardent ces tâches qu’ils n’aiment pas faire.

Ce n’est pas qu’ils sont mauvais, ce n’est pas que la TDD soit si longue à faire… C’est juste que lui donner ce type d’objectif sans accompagnement et sans cette culture, il n’y verra que peu d’intérêt et donc le fera sans la moindre motivation.

Je pourrais citer d’autres exemples comme la mise en place d’une architecture microservices. A quoi ça sert de faire ce type d’architectures complexes si on n’en comprend pas l’intérêt ? Pourquoi une direction investirait financièrement sur ce type de refontes coûteuses ?

L’accompagnement et la culture devops permet justement de répondre à toutes ces questions. Dans une entreprise, tout le monde va soulever des doutes sur l’intérêt de mettre du devops d’où ce besoin indispensable que tout le monde comprenne les intérêts et la culture qu’apporte le devops.

30% d’outils

Evidemment, le devops est aussi une question d’outils ; sans eux, nous ne pouvons pas mettre en place du devops. Quand la culture prends, il faut revoir l’ensemble de la chaîne de production pour automatiser une grande partie de cette chaîne (déploiement continu ou livraison continue).

C’est souvent la mise en place d’une nouvelle stack avec des architectures portable et scallable comme l’architecture microservice dont je parlais plus haut.

Les entreprises vont pouvoir accélérer considérablement le temps des mises en production et augmenter la cadence de celles-ci. Cela permet d’être plus rapide dans les développement et au final d’avoir une meilleure capacité d’adaptation à ce marché en mutation continuelle.

Quand on arrive à ce niveau d’expertise et qu’on en ressent les effets positifs, on peut se dire que le devops commence à prendre forme.

Conclusion

Avant d’envisager de tout automatiser, de tout refaire, pensez à préparer ce changement au sein de vos équipes. Le devops c’est un mélange indissociable de cultures et d’outils ; sans l’un des deux, votre transformation devops ne fonctionnera pas.

4 réponses sur “Devops, c’est 70% de culture et 30% de technique”

    1. Soit ce sont les automatismes, soit ce sont les PO, soit ce sont les testeurs (personnes qui ont cette spécialité dans le cas d’une livraison continue).
      Les devs peuvent faire de la revue de code si on décide d’en faire manuellement, peuvent tester fonctionnellement pour ne pas passer trop vite à la suite (mais avec aucune valeur de validation) ; la validation est aux acteurs que j’ai cité en première phrase 🙂

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